<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6548810826897084622</id><updated>2011-04-22T00:38:59.584+01:00</updated><title type='text'>SoÖhR</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://soohr.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soohr.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>MthS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://fractal-illusion.skyblog.com/pics/photo_20204878.jpg?ts=1173797391'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>15</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6548810826897084622.post-7790358167642668010</id><published>2006-09-02T21:24:00.000+01:00</published><updated>2007-04-11T11:11:37.575+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 1 : Tiède et Mou</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Jour 1. Il est six heures. Tout va bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La paume de ma main caresse la paroi matelassée de ma... "chambre d'hôtes". Ce cube blanc et stérile qui contient ma pauvre dépouille corrodée, tiède et mou, me rappelle ces châteaux gonflables de fêtes à Neuneu, je voudrais sauter sur le mur, de toute ma masse, pour retomber violemment dessus et m'étaler sur le sol matelassé, tiède et mou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'oeil de la caméra m'observe, froid et stérile. Il lèche mon corps engourdi et pénètre mon âme transie par les tranquillisants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est six heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon esprit est tiède et mou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout va bien.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6548810826897084622-7790358167642668010?l=soohr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/7790358167642668010'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/7790358167642668010'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soohr.blogspot.com/2006/09/chapitre-1-tide-et-mou.html' title='Chapitre 1 : Tiède et Mou'/><author><name>MthS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://fractal-illusion.skyblog.com/pics/photo_20204878.jpg?ts=1173797391'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6548810826897084622.post-7788793455791161987</id><published>2006-09-01T22:16:00.000+01:00</published><updated>2007-04-11T11:11:28.765+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 2 : Le Grand Rien</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sept heures. Le Centre se réveille, tout doucement. Des bruissements de fantômes traversent mon champ de perception.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vague sensation d'étouffement ; le blanc me martèle. Les tranquillisants redescendent à leur rythme, remplaçant mon vide cérébral par les premiers symptômes d'une lourde peine. Je n'y fais pas plus attention que ça ; pour l'instant, les photographies qui se succèdent dans mon esprit sont dépourvues des commentaires affectifs que je leur ai attribués au fil du temps. Lorsque le véritable choc viendra, je n'aurai qu'à hurler très fort et un grand humanoïde, sans doute vêtu de blanc et portant de fines lunettes rondes, m'injectera son Prozium avec le large sourire de celui qui a compris et qui aide dans sa Grande-Bonté ceux qui ont encore du mal. Merci mon Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Blanc, encore et toujours. La couleur de l'émotionnellement neutre. L'absence de couleur, le vide, le grand rien ; pas de mémoire, pas de passé, pas de sentiments. Pas d'avenir. Pas de présent. Je contemple le mur comme s'il contenait l'essence même de ma vie. Blanc, la lumière, la Luminescence ; le Paradis, l'éternel repos que l'on promet à des générations de souffrants aveugles pour qu'ils puissent aller pisser tranquilles. Je ne veux pas me reposer, je ne l'ai jamais voulu, mais quelque part c'est tellement bon. Se laisser bercer par une mer qui n'existe même pas. S'asseoir au milieu de nulle part et contempler l'inertie, délicate utopie de tous ceux qui sont trop faibles pour subir les reflux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en fais partie. Je commence à comprendre pourquoi. Lors du flux, je n'ai pas su me dire que tout cela repartirait un jour. Je n'ai pas su saisir l'instant, humer à pleins poumons l'odeur cristalline de l'eau salée, me délecter du bruissement de l'onde roulant sur le sable, percevoir la magie de la situation depuis mon faux promontoire. Je n'ai pas saisi l'énergie au vol, elle qui m'aurait permis de tenir bon, de ne pas me laisser emporter par le reflux. Elle qui se serait mutée en réflexion, elle qui m'aurait permis de relativiser...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reflux a tout pris avec lui. Maintenant je suis seul, vidé, incapable de penser à rien, incapable d'avancer, et je sens le reflux des tranquillisants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'assaut du Grand Rien martèle mon Enceinte, comme un bélier en métal contre une porte en papier de riz.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6548810826897084622-7788793455791161987?l=soohr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/7788793455791161987'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/7788793455791161987'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soohr.blogspot.com/2006/09/chapitre-2-le-grand-rien.html' title='Chapitre 2 : Le Grand Rien'/><author><name>MthS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://fractal-illusion.skyblog.com/pics/photo_20204878.jpg?ts=1173797391'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6548810826897084622.post-4069654040630537376</id><published>2006-08-31T22:17:00.000+01:00</published><updated>2007-04-11T11:11:18.309+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 3 : Bloque-Cerveau (Alleluyah)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sept heures et trente minutes. Mon coeur bat dans ma tempe ; ce martèlement incessant aura ma peau. Les souvenirs rongent désormais mon esprit, me lacèrent la pensée, avec l'énergie qu'ils m'ont déjà autrefois volée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I feel...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cold as a razorblade / tight as a tourniquet / dry as a /&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;funeral /&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;drum /&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Assis par terre, la tête entre les genoux, je perçois soudain une première larme, puis une deuxième, qui tracent leurs sillons de glace en travers de mon visage décomposé. Quelques sons sortent de ma bouche. Sans me prévenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je hurle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'oeil de la caméra me scrute et me dissèque, je le sais. Je me lève et le cherche ardemment, toujours criant et pleurant et bruitant et suintant comme un chat dans une cage électrique et bondissant et rageant, et serrant les poings à m'en faire saigner la paume et me jetant contre les parois matelassées tièdes et molles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;run to the bedroom/in the suitcase on the left/you'll find my favourite axe/&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Un homme entre, le regard froid et vigilant. Au détour d'un rebond il me saisit, un autre l'aide à m'immobiliser, je me débats comme un fauve en rût,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;would/you/like/to/learn/to/fly/&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;je voudrais les tuer tous les deux, les projeter sur des piques, leur ouvrir le poitrail à coups de dents / je voudrais détruire quelque chose de beau / je voudrais ouvrir mon propre poitrail, m'ouvrir et me déchirer,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;would/you/like/to/see/me/try/&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;ils me tiennent bon, je sens une aiguille traverser ma chair,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;would/you/like/to/call/the/cops/&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;la vague de Bloque-Cerveau traverse mes veines, mes muscles, ma moëlle, je commence à m'apaiser tandis qu'ils s'enfuient,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;do you/think it's/time i stop/&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;ma tête tourne, je me laisse tomber, je m'effondre de toute ma masse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Why are you running away ?..&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est sept heures et trente-cinq minutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon esprit est tiède et mou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Morphée me tient dans ses bras.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6548810826897084622-4069654040630537376?l=soohr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/4069654040630537376'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/4069654040630537376'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soohr.blogspot.com/2006/09/chapitre-3-bloque-cerveau-alleluyah.html' title='Chapitre 3 : Bloque-Cerveau (Alleluyah)'/><author><name>MthS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://fractal-illusion.skyblog.com/pics/photo_20204878.jpg?ts=1173797391'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6548810826897084622.post-3856815783651503448</id><published>2006-08-30T13:42:00.000+01:00</published><updated>2007-04-11T11:10:31.104+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 4 : Suie</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je suis dans un lieu plat et vide. D'un blanc immaculé. Des flocons de neige gros comme une phalange tombent sur mon crâne et sur mon visage. Ils tombent à perte de vue. Ils forment une sorte de brouillard mouvant qui réduit mon champ de vision à quelques mètres autour de moi. Le blizzard me perce la peau comme une volée d'aiguilles - je suis juste dans le champ de retombées d'une tondeuse à glace géante, on dirait.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La chaleur de mon corps fait fondre la neige, je suis trempé. Tellement trempé que rapidement mes vêtements se mettent à goutter. Le ruissellement dans mon dos chatouille ma colonne vertébrale. Je me sens mieux. Je m'agenouille à terre, fais une grosse boule de neige compactée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je mords dedans. Goût de suie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Toute la neige devient noire. Des boules de charbon pleuvent du ciel.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un frisson d'angoisse-panique traverse mon échine. Je veux partir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Devant moi, un petit enfant est couché sur le dos. Il agite ses bras et ses jambes sur le sol de suie. Il trace un ange. Je connais cet enfant. Je le connais comme si...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il se redresse vers moi. Il n'a pas de visage. Une surface lisse, couleur peau. Juste deux yeux noirs qui me regardent et se mettent à couler.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il pleure du sang.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je connais cet enfant...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me réveille, dans un état second. Les tranquillisants semblent encore faire leur effet ; ma tête tourne, il ne faut pas que je bouge trop vite. Ce rêve était étrange, me dis-je, sans chercher plus loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est dix heures vingt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis tiède et mou, immobile sur un sol tiède et mou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'essuie mon visage ; j'ai pleuré en rêvant.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6548810826897084622-3856815783651503448?l=soohr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/3856815783651503448'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/3856815783651503448'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soohr.blogspot.com/2006/08/chapitre-4-suie.html' title='Chapitre 4 : Suie'/><author><name>MthS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://fractal-illusion.skyblog.com/pics/photo_20204878.jpg?ts=1173797391'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6548810826897084622.post-1166485829703845082</id><published>2006-08-29T13:43:00.000+01:00</published><updated>2007-04-11T11:10:19.346+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 5 : Métaphysique des Cylindres</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je m'appelle SoÖhR.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne m'appelle pas SoÖhr. Je &lt;span style="font-style: italic;"&gt;suis&lt;/span&gt; SoÖhR. La nuance est de taille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'un point de vue extérieur, je mesure un mètre quatre-vingt quatre, je pèse soixante-dix kilos, j'ai vingt-neuf ans, je suis brun aux yeux bleus ; mon allure fine et mon profil aquilin me donnent un air vif et racé qui, couplé à mon regard froid et intelligent, pousse les gens qui me rencontrent à effectuer instinctivement un mouvement de recul. Je passe pour un dangereux méta-dissecteur, en sorte. Il fut un temps où j'en profitais, je me sentais loup dans la bergerie, et cela me procurait une agréable sensation de puissance. Je crois que j'ai aussi un autre nom, un vrai nom, mais il ne me sert plus. Pas là où je vis, en tout cas. Pas là où mon âme vit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'un point de vue intérieur, je suis une âme indépendante, dans toute sa faiblesse, continuellement traquée par son Xénos, un alliage de toutes ses peurs, de toute l'immondice de son passé. Mes airs de prédateur psychique, que je m'efforçais à afficher de mon mieux, n'étaient qu'un moyen de défense, une façon de voler de l'énergie vitale aux effrayés ; car cette énergie repartait immédiatement, je la donnais sans compter aux quelques âmes pures que j'avais rencontrées sur mon Chemin, que je croyais tellement méritantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui elles sont parties, emportant avec elles le faible stock d'énergie que je leur conservais religieusement, en cas de famine ; et je suis à la merci du Grand Rien qui m'étouffe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais le tube, le conteneur du néant ; j'aspirais d'un côté, je redistribuais consciencieusement de l'autre. Cela comblait le vide que je contenais, et avec lequel je devais négocier la tranquillité si fragile qui assurait la cohésion entre moi et moi-même. Aujourd'hui je n'aspire plus rien ; le tube s'est bouché. Je suis soudain devenu un cylindre, creux et froid. Incapable de puiser l'essence même de ma vie. Clos. Un cylindre métallique, seulement capable de repousser ou de frapper.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Grand Rien que je contiens cherche à sortir, comme le foetus qui frappe dans le ventre de sa mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors la chimie anéantit mon âme, et ce faisant elle calme le Xénos qui cherche rageusement la sortie, qui creuse ma cage thoracique en attendant de trouver la lumière du jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand il y parvient, on me drogue à nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au coeur d'un cylindre, pas d'évolution possible : aucun apport de ou vers l'extérieur. Seulement le mouvement perpétuel dans un espace clos et immobile.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6548810826897084622-1166485829703845082?l=soohr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/1166485829703845082'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/1166485829703845082'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soohr.blogspot.com/2006/08/chapitre-5-mtaphysique-des-cylindres.html' title='Chapitre 5 : Métaphysique des Cylindres'/><author><name>MthS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://fractal-illusion.skyblog.com/pics/photo_20204878.jpg?ts=1173797391'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6548810826897084622.post-1651255368353403668</id><published>2006-08-27T13:43:00.000+01:00</published><updated>2007-04-11T11:10:06.794+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 6 : La Tornade du Vide</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le vide laisse une sensation bizarre autour de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes pensées, bien que vaguement ralenties par le Bloque-Cerveau, sont d'une limpidité et d'une violence extrêmes. Pourtant je contemple ces idées tordues de loin, en simple spectateur des raisons de ma déchéance. En fin de compte, les tranquillisants me fournissent l'arme dont j'ai toujours rêvé et que je n'ai jamais eue : l'objectivité. Il n'y a plus cette petite voix, dans ma tête, qui vient souffler mon moral - ou ce qu'il en reste - en me chuintant ma stupidité, mon infériorité, mon incapacité à bien réagir. Je suis débloqué du tumulte permanent de mon désir d'être Quelqu'un ; je me contente du quelqu'un que je suis, je le dissèque, je regarde quelles sont ses erreurs, d'où viennent ses délicates faiblesses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pensées s'enchaînent, se chevauchent, se battent pour gagner le trophée de ma considération. Mon esprit est au coeur d'une tornade anti-émotionnelle. Le vide crée l'absolu. Puis le blanc redevient multicolore, les couleurs-matières se mélangent et deviennent du noir, mon absolu se mute en un Grand Rien qui m'aspire. Puis le Bloque-Cerveau étouffe le Grand Rien, et je repars de zéro, l'oeuf originel. Je n'ai pas saisi l'énergie du flux, le reflux m'a laissé vide, mais l'eau a laissé ses traces sur le sol, le sel marin a rongé les grains de sable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pensais pouvoir passer ma vie assis sur la plage, à regarder la mer sans la voir ; je me suis trompé. L'esprit vide, je peux me lever et simplement contempler là où je m'asseyais autrefois. Un jour le sel aura rongé tout le sable, et je découvrirai ce qu'il y a en-dessous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ex nihilo nihil.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense à des choses bizarres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vide laisse une impression bizarre autour de lui.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6548810826897084622-1651255368353403668?l=soohr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/1651255368353403668'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/1651255368353403668'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soohr.blogspot.com/2006/08/chapitre-6-la-tornade-du-vide.html' title='Chapitre 6 : La Tornade du Vide'/><author><name>MthS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://fractal-illusion.skyblog.com/pics/photo_20204878.jpg?ts=1173797391'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6548810826897084622.post-5956652428932652350</id><published>2006-08-26T13:44:00.000+01:00</published><updated>2007-04-11T11:09:57.072+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 7 : Premier Contact</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il est midi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un homme entre froidement dans mon espace privé. Il porte une espèce de plateau-repas blanc et stérile. Un autre, aux muscles contraints par la blouse d'infirmier qu'il revêt, est resté à la porte et surveille avec force attention. Je les reconnais tous les deux ; la sentation de l'aiguille perçant ma chair et du Bloque-Cerveau engourdissant mes sens revient à ma mémoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Alors, Vincent ? On a bien dormi ? Je peux t'appeler Vincent, non ?&lt;br /&gt;- Je m'appelle SoÖhr", réponds-je sans la moindre émotion dans le ton plat et monocorde de ma voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me regarde d'un air à la fois surpris et attendri tout en posant le plateau-repas à quelques mètres de moi. Son comportement vaguement crispé se soumet aux règles de sécurité s'appliquant dans l'Etablissement - conserver une certaine distance physique vis-à-vis du Pensionnaire, toujours fléchir les genoux pour se baisser afin de garder quoi qu'il arrive un contact visuel, faire comme si le Pensionnaire était un ami tout en continuant de le considérer comme un être inférieur à mi-chemin entre la schizoïdie et l'animalité brute. En même temps, je ne peux pas lui en vouloir : je ne suis pas là depuis longtemps, et il n'est pas censé savoir que mon comportement est différent de celui d'une vaste majorité de mes "compagnons d'Etablissement".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce n'est pas ma crise de mi-matinée qui le lui soufflera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Sore ?.. réponds-il vulgairement.&lt;br /&gt;- Non. SoÖhr. S-O-O-H-R. Avec un tréma sur le deuxième O.&lt;br /&gt;- Ce n'est pas ce qui est marqué sur tes papiers d'identité, en tout cas. (Je réprouve totalement le ton mielleux de sa voix. Cet homme s'occupe de psychopathes, pas de gamins farceurs.)&lt;br /&gt;- Et ?..&lt;br /&gt;- Tu t'appelles Vincent Marnon.&lt;br /&gt;- Ah."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je refuse de me soumettre à toute autre tentative d'éclairement vis-à-vis de ce pauvre homme rustre et bassement réaliste. Un mec persuadé que quelqu'un est ce qu'il y a d'inscrit sur sa carte d'identité, son visage ou son rapport psychologique n'a rien à m'apprendre, et je ne suis pas de taille à lui apprendre quoi que ce soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"D'où te vient ce surnom, Vincent ?&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;C'est mon vrai nom, celui qui correspond à la personne que je suis réellement,&lt;/span&gt; voudrais-je lui répondre.&lt;br /&gt;- De moi.&lt;br /&gt;- Qu'est-ce que ça veut dire ?&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ca vient de l'anglais. Ca veut dire douleur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- Je ne sais plus.&lt;br /&gt;- Bien, dit-il avec une certaine frustration - mini-docteur Freud est tombé sur un trop muet pour lui. Je repasse chercher le plateau dans une demi-heure."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'éloigne à reculons, sort de ma cellule et referme la porte avec une certaine douceur. Je regarde mon plateau-repas : sur un ovale de plastique plutôt flexible, translucide, sont posés un sandwich au pain de mie et au saumon, un Babybel sans son emballage de cire et une tartelette aux pommes. Puisque bien entendu, on ne donne pas de couverts en plastique aux pensionnaires de l'Etablissement. Trop risqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas faim.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6548810826897084622-5956652428932652350?l=soohr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/5956652428932652350'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/5956652428932652350'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soohr.blogspot.com/2006/08/chapitre-7-premier-contact.html' title='Chapitre 7 : Premier Contact'/><author><name>MthS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://fractal-illusion.skyblog.com/pics/photo_20204878.jpg?ts=1173797391'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6548810826897084622.post-8774756259567719385</id><published>2006-08-25T13:45:00.000+01:00</published><updated>2007-04-11T11:09:46.456+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 8 : Chair et Métal</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je contemple mollement les aliments à ma disposition. Rien ne m'attire. Tout est froid et stérile. La découpe du pain si parfaite, le saumon émietté avec soin pour éviter la moindre arête, le fromage sans odeur moulé entre deux plaques métalliques, la tarte qui ne sent pas la tarte. Un plateau à l'image de la vie dans l'Etablissement : clinique, plate, molle. Une nourriture sans émotion pour remplir les conditions purement physiques d'un ersatz d'existence...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Néant règne et m'étouffe. Nourriture stérile sur un plateau stérile, parois stériles, "agents de prise en charge" stériles. Et l'oeil de la caméra qui me regarde, moi, immobile, assis en tailleur devant leur sous-bouffe, à regarder nulle part en pensant ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ironie du sort : c'est une vie remplie d'évènements, plus ou moins bons, dont certains m'ont beaucoup trop chamboulé, qui me mènent ici, dans le vide absolu. Je suppose que certains considèrent cela comme un Salut, le Paradis du Vide après l'Enfer du Plein. Mais pour la première fois de ma vie je voudrais vivre, et rien ne se passe. La vie m'évite, elle évite mon cylindre froid et stérile et me laisse avec mon ami le Néant, froid et stérile lui aussi, pour que nous conversions longuement dans le silence de choses creuses et blanches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La porte de ma "chambre d'hôtes" s'ouvre. Le même infirmier que tout à l'heure revient ; il s'approche prudemment de moi, et d'un petit hochement de tête m'intime de me reculer pour qu'il puisse récupérer le plateau sans trop avoir peur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Alors, Vincent, tu n'as rien mangé ?&lt;br /&gt;- Je m'appelle Soöhr, réponds-je, aphasique. Et je n'avais pas faim."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il repart sans rien dire, en essayant de ne pas me tourner le dos trop tôt. Son compagnon de tournée referme la porte derrière lui et enclenche le loquet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis un cylindre métallique ; lorsque je rentre en contact avec une chair, je ne sais que la repousser ou la frapper. Je ne cohabite qu'avec le néant ; il n'essaye pas d'entrer en moi, je n'essaye pas d'entrer en lui.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6548810826897084622-8774756259567719385?l=soohr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/8774756259567719385'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/8774756259567719385'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soohr.blogspot.com/2006/08/chapitre-8-chair-et-mtal.html' title='Chapitre 8 : Chair et Métal'/><author><name>MthS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://fractal-illusion.skyblog.com/pics/photo_20204878.jpg?ts=1173797391'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6548810826897084622.post-3754650679886376116</id><published>2006-08-24T13:46:00.000+01:00</published><updated>2007-04-11T11:09:35.038+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 9 : Rue Charles de Gaulle</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comment suis-je arrivé là ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merde, je n'arrive plus à me souvenir de mon entrée ici. Pourtant elle ne remonte pas à très longtemps - c'est le moins que l'on puisse dire. Et puis, pourquoi cet endroit et pas un autre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serais-je entré volontairement dans cet endroit blanc et stérile, où nous sommes tous isolés les uns des autres, enfermés dans ces pièces capitonnées, disséqués en temps réel par cet oeil de verre et de métal qui déjà m'oppresse terriblement ? Alors que dans les asiles normaux, on mange ensemble, on discute avec les autres, on vit encore un peu... Ai-je voulu totalement m'isoler, me plonger dans ma bulle, pour prendre le temps d'être seul, ne plus vivre les obligations, le train-train, le boulot, les connaissances, abandonner enfin les obligations de la vie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou m'a-t-on emmené ici de force ?.. Ai-je fait quelque chose de mal ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De quoi je me souviens, bordel ?.. Je sors de mon boulot, clean, propre, costard cravate, attaché-case, me manquaient à peine les petites lunettes rondes d'informaticien très kitsch, je descends le boulevard, deuxième à gauche, le trajet classique, boulot-maison via fast-food... Je ne me sentais pas bien. Ceci dit, ça faisait quelque temps. Je me suis arrêté en plein milieu d'une rue - c'était laquelle ? Charles de Gaulle, non ? Pourquoi je me suis arrêté ? Qu'est-ce que j'ai vu ?.. Qu'est-ce qui s'est passé après ?.. Merde, pourquoi je n'arrive pas à me souvenir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je me souviens de ce que j'ai vu, de ce qui a pu déclencher une crise, peut-être que le reste reviendra... Qu'est-ce qui s'est produit, merde ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...Du calme...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis arrêté en plein milieu de Charles de Gaulle... Y a quoi là-bas ? Un ciné, un resto thaï, putain, que des trucs insignifiants... A quoi je pensais ?.. Ou à qui ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...Ouais, mais elle j'y pense tout le temps...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Putain !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...Merde, je viens de crier "putain", devant cette chienne de caméra. Son hublot brille, comme si elle me faisait un clin d'oeil traître, "pris en flag, mon pote !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Néant médicamenteux me joue sans doute des tours. Il jongle avec ma mémoire et me tire son grand sourire de clown sadique. Je me souviendrai plus tard. De toute façon j'ai le temps de me souvenir. Un internement, c'est combien ? Une semaine, grand minimum, non ?.. Souvent deux... Et si je me suis fait interner de force, ça sera sans doute beaucoup plus...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que j'ai fait du mal à quelqu'un ?..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Treize heures vingt-cinq. Mon esprit est en pleine ébullition. Je me gratte l'intérieur du coude, nerveusement, spasmodiquement. Mon esprit est chaud et flasque. Tout va bien.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6548810826897084622-3754650679886376116?l=soohr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/3754650679886376116'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/3754650679886376116'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soohr.blogspot.com/2006/08/chapitre-9-rue-charles-de-gaulle.html' title='Chapitre 9 : Rue Charles de Gaulle'/><author><name>MthS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://fractal-illusion.skyblog.com/pics/photo_20204878.jpg?ts=1173797391'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6548810826897084622.post-4720708524384199883</id><published>2006-08-23T13:46:00.000+01:00</published><updated>2007-04-11T11:09:21.846+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 10 : Douloureuse Fractale</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Treize heures vingt-cinq.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant j'ai faim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par piques, la mémoire essaie de me revenir. Je la chasse comme le vent balaierait les feuilles mortes qui se reposent à terre. Ce sont des pensées mortes. Je ne suis plus elles. Je ne veux plus l'être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon coeur tambourine dans ma cage thoracique, il s'ébroue et sautille et griffe vers la sortie comme un chat enfermé dans un four en marche. Je ne trouve plus l'interrupteur de ce putain de four.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Treize heures trente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens du mal que j'ai fait. Je le regarde avec la placidité du Néant médicamenteux qui tente de me voler une part de moi. Bizarrement, je hais le simple fait de ne pas parvenir à me sentir coupable. Je me sens coupable de ne pas me sentir coupable, puis je ne m'en sens plus coupable car le calmant me prive de cette sublime occasion. Du Thiéfaine me traverse la tête : c'est tellement merveilleux... Tellement merveilleux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis quelque chose bloqué dans un esprit bloqué dans un corps. Je suis une âme bloquée dans ses peurs bloquées dans son éducation et son passé bloqués dans une conscience bloquée dans un corps bloqué dans une cellule bloquée dans un internat bloqué dans un monde, et je voudrais parvenir à remonter la fractale de ma douleur jusqu'au point central, la Lumière Originelle. Je voudrais faire face à ma perfection véritable et la débarrasser des souillures que je lui ai infligées ces vingt-neuf dernières années. Je veux sortir de ma prison bloquée dans une prison bloquée dans une prison bloquée dans...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un gargouillement. Le malheur affame, quand il ne dégoûte pas totalement de la nourriture. Ma condition d'anorexo-boulimique me dégoûte. Je ne suis pas cela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Treize heures quarante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tellement merveilleux de se sentir coupable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tellement merveilleux de se sentir coupable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tellement merveilleux de se sentir coupable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tellement merveilleux de se sentir coupable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Treize heures quarante-cinq.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tellement merveilleux.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6548810826897084622-4720708524384199883?l=soohr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/4720708524384199883'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/4720708524384199883'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soohr.blogspot.com/2006/08/chapitre-10-douloureuse-fractale.html' title='Chapitre 10 : Douloureuse Fractale'/><author><name>MthS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://fractal-illusion.skyblog.com/pics/photo_20204878.jpg?ts=1173797391'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6548810826897084622.post-4639703932498369579</id><published>2006-08-22T13:47:00.000+01:00</published><updated>2007-04-11T11:09:01.987+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 11 : Psycholytiques</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il faut que je lutte contre moi-même. Il faut que je me haïsse pour recommencer à m'aimer. Il faut que je me vomisse pour avoir de nouveau envie de me consommer. Je voudrais rêver en continu de mon âme, si délicate, si cristalline, si &lt;span style="font-style: italic;"&gt;parfaite&lt;/span&gt;, je voudrais me voir m'embraser, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que mes cendres, et recommencer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous mon crâne se battent dans une gigantesque orgie de lames de rasoir des milliards d'éclats de verre qui prétendent tous à la suprématie. Je voudrais ne plus faire qu'un, me brûler la gueule tant et tant et tant que tout cela redeviendrait un gigantesque plasma originel, un tas de particules élémentaires tournoyant sur elles-mêmes à des milliards de degrés, refaisant et défaisant leur unité à chaque millionième de seconde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai cru à un moment à l'existence d'un Dieu quelconque, qui communiquait avec moi -- qui s'exprimait à travers moi. Et sans m'en rendre compte je Lui ai barré la route. Mes intuitions se sont tues, ma Vérité la plus Grande a fermé sa gueule, et j'ai enfermé ma sous-vérité dans une autre coquille de noix subatomique, et encore, et encore, j'ai rajouté des écorces de plus en plus épaisses, jusqu'à ce que ma Lumière Fondamentale ne puisse plus montrer le bout de son nez. Et maintenant, qui suis-je pour faire marche arrière ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas les armes. Je suis beaucoup trop faible pour tout cela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou bien non. Pourquoi ne pourrais-je pas virer tout cela ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que ce "tout cela" est le chemin de toute une vie. Parce que je ne suis que le cocréateur de ma misère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que j'étouffe, je suffoque, et je ploie sous mon propre poids.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a que le Néant de leurs psycholytiques qui m'empêche de me haïr, en m'empêchant de me sentir coupable. Je me regarde de l'extérieur de moi-même, et je voudrais me vomir mais je ne peux pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je veux que l'effet de cette merde redescende. Je veux ressentir à nouveau le flux et le reflux de mes propres émotions. Je veux me purifier par la souffrance. Est-ce trop demander à ces fantômes à seringue qui jettent leurs yeux sur moi comme on cracherait sur un condamné à mort ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est quatorze heures cinquante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je regarde ma dépouille mortelle, en attendant impatiemment qu'elle revienne à la vie.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6548810826897084622-4639703932498369579?l=soohr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/4639703932498369579'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/4639703932498369579'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soohr.blogspot.com/2006/08/chapitre-11-psycholytiques.html' title='Chapitre 11 : Psycholytiques'/><author><name>MthS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://fractal-illusion.skyblog.com/pics/photo_20204878.jpg?ts=1173797391'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6548810826897084622.post-7269343283464843973</id><published>2006-08-21T13:27:00.000+01:00</published><updated>2007-05-19T16:58:42.541+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 12 : Rubik's Cube</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Que dois-je penser de moi ? Que sont ces démons qui me harcèlent, me torturent ? Ils font partie de moi. Est-ce qu'ils m'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;appartiennent&lt;/span&gt; ? Ou se sont-ils développés en moi mais à côté de moi ? Ont-ils leur vie propre, leurs aspirations, leur but ? Sont-ils là pour entraver mon évolution ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suppose que oui. Ils ont toujours enrayé mon évolution, en m'attribuant des comportements qui ne me correspondaient pas, en surimprimant leurs soifs primaires sur mes réactions sensées, en greffant de force dans mes valeurs tout ce que je voulais en retirer définitivement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis qu'à l'école je cherchais un rôle équilibré dans la société (telle que je la voyais à l'époque), un rôle dans lequel je puisse m'affirmer sans écraser personne, une soif de pouvoir très étrange montait en moi, tentant à tout prix de dominer mon rapport avec les autres, et cette soif inextinguible m'a fait comprendre qu'il y avait en moi des choses dont je devais terriblement me méfier, avant qu'elles ne prennent totalement le dessus. Au collège puis au lycée, tandis que je voulais des relations sentimentales sincères (j'étais presque trop romantique et idéaliste à l'époque), mes pulsions sexuelles grognaient comme une meute de chiens affamés. A quatorze ans, j'ai commencé à me haïr, et cette haine venait directement de la peur que j'ai de moi-même depuis l'école primaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ce ne sont pas des côtés de moi&lt;/span&gt;, voudrais-je croire. J'aimerais tant avoir la preuve que les bêtes sauvages tapies au fond de ma conscience ne sont que des sortes de démons qui ont décidé de me parasiter, j'aimerais tant qu'un grand Sage m'exorcise. Mais tout cela ne vient que de moi, je suis le créateur, ou au moins le cocréateur, des bêtes qui me tourmentent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paralysé par le Bloque-Cerveau, je me dis que ce sont des choses normales, et que pas mal de gens contiennent beaucoup moins bien cela que moi, jusqu'aux extrêmes (bien que je ne me souvienne plus jusqu'à quels extrêmes ils m'ont poussé).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis fatigué. Cette journée est longue. Et je me hais. Et je n'arrive pas à me haïr. Et j'ai peur de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Terriblement peur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque part au fond de moi, une petite voix me souffle obstinément que j'ai tort. Elle a sans doute raison. La seule personne qui sera avec moi tout au long de ma vie, et qui m'a toujours accompagné partout, me terrorise. Ce n'est sans doute pas une base viable. Mais est-ce pour cela que j'ai tort d'en avoir peur ? Je suis loin d'en être persuadé. Ce serait beaucoup trop simple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, remettons les morceaux dans l'ordre...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6548810826897084622-7269343283464843973?l=soohr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/7269343283464843973'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/7269343283464843973'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soohr.blogspot.com/2007/05/chapitre-12-rubiks-cube.html' title='Chapitre 12 : Rubik&apos;s Cube'/><author><name>MthS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://fractal-illusion.skyblog.com/pics/photo_20204878.jpg?ts=1173797391'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6548810826897084622.post-4979352454287722427</id><published>2006-08-20T16:58:00.000+01:00</published><updated>2007-05-19T21:31:29.063+01:00</updated><title type='text'>Chapitre 13 : Automne</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le petit Vincent Marnon naît le 27 novembre 1977 dans un petit bled paumé d'un petit département paumé. Une enfance apparemment sans histoire, le petit Vincent a l'air calme, paisible, un peu timide certes, mais c'est normal, il est né en automne. Ah ben oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;A l'intérieur de lui, le petit Vincent fait la guerre. Ses parents lui apprennent les modalités de l'échec : soit tu obéis sans savoir pourquoi, soit tu te prends une rouste. Engueulades quasi-quotidiennes pour des petites bagarres de rien du tout avec une petite conne de quatre ans qui veut lui voler sa piscine à balles. Si on l'éduque c'est pour son bien. Vincent se casse le cul à ramener des bonnes notes en écriture et en additions, son père lui fait "hhm hhm, c'est bien" en matant le cul de la voisine par la fenêtre, sa mère le gronde parce qu'il bavarde trop en classe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vincent apprend paisiblement à avoir honte de lui. Il tombe amoureux d'une petite fille qui le rejette ; sa mère lui explique que ce sont des choses qui arrivent, et qu'on apprend à ne plus en souffrir. Une petite larme pointe au coin de son oeil : le dernier homme qu'elle a aimé s'est barré avec une plus jeune, elle s'est attachée au premier venu, pour ne pas être seule. Elle explique à Vincent qu'un jour il trouvera la bonne personne, mais qu'en attendant, il faudra qu'il soit fort.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vincent ne peut pas être fort ; sa honte se transforme en rage, il voudrait se faire du mal, mais sa mère lui en voudrait, et il l'aime, bien qu'elle ait mauvais caractère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vincent a envie de coucher avec une fille. Ce sentiment est étrange. Un jour son père le surprend en train de se masturber ; il le gronde. Ce n'est pas bien, dit-il. Sa soeur aurait pu le voir. Il devrait avoir honte. En fait, il a déjà honte. Il se masturbe plusieurs fois par jour, caché dans les toilettes de l'école ou dans le grenier, en pensant à une petite poulette de sa classe qui commence à avoir des seins. Il ne devrait pas ; il ne peut plus la regarder sans rougir ; il a de plus en plus honte de lui, ce qu'il fait est malsain.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La honte devenue colère devient peur.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vincent devient SoÖhr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses parents commencent à avoir peur de lui, et il les hait en retour. Comme il se hait. Il n'est plus capable d'aimer. Il ne veut plus avoir mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La solitude vaut mieux qu'un combat perdu d'avance.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais jongler avec des lames de rasoir, sauter dans le Soleil, je voudrais ne plus être du tout ; dans ma tête, en un vacarme assourdissant, des tranchées se creusent et des grenades volent. Les effets du Prozium redescendent. Je me sens coupable d'une vie entière. Et je n'aime pas beaucoup ça, en fin de compte. Je m'insulte, me conspue, me console, me pleure, me vomis, m'adore, me comprends --&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-- je prends ma tête entre mes mains comme pour me protéger de la chute d'une bombe. Et j'ai bien raison : les bombardements sont violents. Tempête du Désert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...vu de l'extérieur, je dois être calme, paisible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis né en automne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah ben oui.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6548810826897084622-4979352454287722427?l=soohr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/4979352454287722427'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/4979352454287722427'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soohr.blogspot.com/2006/08/chapitre-13-automne.html' title='Chapitre 13 : Automne'/><author><name>MthS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://fractal-illusion.skyblog.com/pics/photo_20204878.jpg?ts=1173797391'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6548810826897084622.post-1115422642627850463</id><published>2000-01-01T00:01:00.000Z</published><updated>2007-04-11T11:13:32.352+01:00</updated><title type='text'>A suivre...</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6548810826897084622-1115422642627850463?l=soohr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/1115422642627850463'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/1115422642627850463'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soohr.blogspot.com/2000/01/suivre.html' title='A suivre...'/><author><name>MthS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://fractal-illusion.skyblog.com/pics/photo_20204878.jpg?ts=1173797391'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6548810826897084622.post-1353656254564452166</id><published>2000-01-01T00:00:00.001Z</published><updated>2009-05-30T23:37:10.705+01:00</updated><title type='text'>Références</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A titre informatif, je me permets de citer ici les quelques références les plus flagrantes utilisées dans différents chapitres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chapitre 2 :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Prozium est la substance que chaque citoyen doit s'injecter une fois par jour dans le film &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Equilibrium&lt;/span&gt;. Cette molécule permet d'étouffer totalement toute émotion, dans une société "parfaite" qui considère que lesdits sentiments sont à la racine de toutes les guerres et tous les troubles du monde. Dans ce même film, toute oeuvre d'art, en tant que génératrice potentielle d'émotions, doit être brûlée. Quelque part entre Fahrenheit 451 et Matrix, ce film évoque également le reflux émotionnel que chacun effectue "naturellement" par peur de perdre le contrôle sur soi-même... Réflexe conditionné hautement destructeur. Je ne saurais que conseiller ce film à toute personne digne de ce nom (arf, toute personne tout court ^^)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chapitre 3 :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les paroles en italique sont celles de la chanson &lt;span style="font-style: italic;"&gt;One of my Turns&lt;/span&gt;, extraite de l'album &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Wall&lt;/span&gt; de Pink Floyd, composé en grande partie par Roger Waters.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La phrase "je voudrais détruire quelque chose de beau" est directement tirée de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Fight Club&lt;/span&gt;, qui est à mon sens un des chefs-d'oeuvre du cinéma, toutes périodes confondues. Pour les sceptiques, voici l'avertissement du DVD, laissé par Tyler Durden lui-même :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Si vous lisez ceci alors cet avertissement est pour vous. Chaque mot que vous lisez de ce texte inutile est une autre seconde perdue de votre vie. Vous n’avez rien d’autre à faire ? Votre vie est-elle si vide, honnêtement, que vous ne puissiez penser à une meilleure manière de passer ces moments ? Ou êtes-vous si impressionné par l’autorité que vous donnez votre respect et vouez votre foi à tous ceux qui s’en réclament ? Lisez-vous tout ce que vous êtes supposé lire ? Pensez-vous tous ce que vous êtes supposé penser ? Achetez-vous ce qu’on vous a dit d’acheter ? Sortez de votre appartement. Allez à la rencontre du sexe opposé. Arrêtez le shopping excessif et la masturbation. Quittez votre travail. Commencez à vous battre. Prouvez que vous êtes en vie. Si vous ne revendiquez pas votre humanité vous deviendrez une statistique. Vous aurez été prévenu..."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chapitre 5 :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le titre est une référence directe au livre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Métaphysique des Tubes&lt;/span&gt; d'Amélie Nothomb.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Xénos&lt;/span&gt; m'a été offert par un ami très cher nommé PJ, rôliste de son état, et se réfère dans l'univers de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Warhammer 40000&lt;/span&gt; à une entité non-humaine ; son sens grec originel est proche d' "ennemi malfaisant".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chapitre 10 :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La phrase "Tellement merveilleux de se sentir coupable" provient d'une chanson d'Hubert-Félix Thiéfaine nommée &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Simple exercice de provocation avec 33 fois le mot coupable&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chapitre 13 :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Les modalités de l'échec" et "le combat perdu d'avance" sont tirés (hors contexte) du court-métrage &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=Ftk4EqUDZr0"&gt;"J'ai vomi dans mes cornflakes"&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6548810826897084622-1353656254564452166?l=soohr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/1353656254564452166'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6548810826897084622/posts/default/1353656254564452166'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soohr.blogspot.com/2000/01/rfrences.html' title='Références'/><author><name>MthS</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://fractal-illusion.skyblog.com/pics/photo_20204878.jpg?ts=1173797391'/></author></entry></feed>
